Tout passe vite, bientôt la dépendance, la solitude renforcée, un esprit de complaisance dans la merde des alentours, Boddah deviendra ton ami, tu continueras ton chemin comme tout autre: parcours indécis. Tu seras exploité, tu suivras les ordres dictés par l'homme au-dessus, tu vas ensuite forger ta petite famille, nommer tes enfants par les noms de tes grands-parents ou de tes réal's favoris. Quelques instants de joie viendront s'offrir à toi, tu croiras être heureux, non, tu seras coincé dans la banalité que tout homme a connu et connaîtra jusqu'à la fin des temps.Tu penseras à une seule chose en rentrant du travail, où vais-je trouver l'argent pour ces sottises inutiles mais indispensables? Tu connaîtras une seule femme pendant les trente ans à venir, celle avec qui, tu vas payer les impôts, devoir s'occuper de l'éducation des enfants, aller aux cérémonies [Mariages, Enterrements, ...], avec qui tu t'engueuleras couramment, elle sera ton bouc-émissaire. Tu coucheras aussi souvent avec elle plus parce que tu l'aimes mais juste pour avoir ta dose de sexe, le sexe t'accompagnera tout le long de ta vie. Arrivera l'âge de la retraite, tu voudras aller passer le temps avec des proches, ces proches ont déménagé, d'autres sont morts, tu passeras le temps en te lobotomisant devant la télé, retour à la case enfant, tu vas commencer à respirer mal, tu ne pourras plus accomplir ton assouvissement sexuel envers ta femme, la haine se fera ressentir envers elle. Tu n'auras plus aucune nouvelle de tes enfants, du brillant trop occupé, de la quelconque ayant trouvé plaisir ailleurs et du raté se foutant de tout. Ta femme sera enfin morte, tu vas pouvoir profiter de ta maison, tu n'as pu en profiter à peine six mois apparemment touché par la mort de ta moitié, dur à croire.
"Il y a deux tragédies dans la vie : l'une est de ne pas satisfaire son désir et l'autre de le satisfaire." Oscar Wilde
Profitons des instants présents quand il en est encore temps, avant que la vie nous coince dans cette banalité tant rêvée.